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Espoirs pour Asia Bibi mais « les extrémistes n’accepteront pas sa remise en liberté »
Lahore (Agence Fides) – « Même si son accusateur changeait d’avis et retirait les fausses accusations qui ont porté à la condamnation d’Asia Bibi pour blasphème, les extrémistes islamiques n’accepteraient pas qu’elle soit remise en liberté. Pour eux, Asia Bibi demeure blasphème à vie et serait en danger de mort » : c’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père James Channan OP, Directeur du « Dominican Peace Center » de Lahore, commentant les indiscrétions circulant sur la possible modification du témoignage de Qari Salam, l’un des accusateurs de la jeune femme. « Nous espérons tous une solution pacifique de ce cas mais je peux dire qu’aujourd’hui les groupes extrémistes islamiques, tout en n’étant pas très puissants au niveau politique et parlementaire, demeurent très influents et sont très puissants dans les rues et sur les places : ils ont une grande capacité de mobilisation et des militants prêts à tout. Si Asia Bibi était relâché, elle ne serait certes pas en sûreté » remarque le Dominicain en rappelant qu’un imam avait été jusqu’à mettre sa tête à prix.
Alors que l’on attend la date de la réouverture du procès en appel devant la Haute Cour de Justice de Lahore, le Père Channan rappelle le douloureux problème de la magistrature au Pakistan : « Elle est soumise aux pressions des extrémistes islamiques et est bien loin de garantir la justice, en particulier aux minorités religieuses ». Selon le prêtre, « ceci est évident pour les Tribunaux de première instance mais concerne également les Cours d’Appel : rappelons que ce fut la Haute Cour de Lahore qui bloqua le Président Zardari, lorsqu’il voulait accorder le pardon présidentiel à Asia Bibi alors qu’aujourd’hui, un ancien Président de cette même Haute Cour est l’avocat de Mumtaz Qadri, le meurtrier du gouverneur du Punjab, Salman Taseer ».
Que l’extrémisme religieux soit fort dans le pays, ajoute le Père Channan, le démontre également « la longue traînée d’homicides et d’enlèvements qui se succèdent : il suffit de penser à l’exécrable enlèvement des deux coopérants européens à Multan (l’italien Lo Porto et l’allemand Johannes NDR), engagés en faveur des victimes des inondations ». Aujourd’hui, la communauté chrétienne au Pakistan est particulièrement préoccupée par une possible alliance entre la Ligue Musulmane-N et les franges et partis religieux fondamentalistes islamiques en vue des élections de l’an prochain. (PA) (Agence Fides 25/01/2012)
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2011-12-13
Des pressions politiques et des faux témoins entendent ensabler le cas de la « Marie Goretti du Pakistan » ainsi que la définit la communauté chrétienne locale : il s’agit de Mariah Manisha, jeune fille catholique tuée le 27 novembre 2011 dans le village de Samundari dans le Diocèse de Faisalabad par un musulman de 28 ans, Mohammad Arif Gujjar, parce que s’étant opposée à un viol, à un mariage forcé et à la conversion à l’islam (voir Fides 02 et 07/12/2011).
Le Père Khalid Rashid Asi, Vicaire général du Diocèse de Faisalabad, déclare à l’Agence Fides : « De hautes personnalités politiques usent de leur influence pour faire remettre en liberté le meurtrier de Mariah. Nous craignons que l’enquête n’aboutisse à rien. C’est pourquoi, en tant qu’Eglise locale, nous suivons le cas et nous l’avons porté devant la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale ». « Nous demanderons officiellement à ce que l’enquête soit confiée à un groupe d’enquêteurs fédéraux afin d’éviter les problèmes de corruption et de contaminations locales » explique le Vicaire du Diocèse, anticipant à Fides le contenu d’un communiqué officiel que l’Evêque de Faisalabad, S.Exc. Mgr Joseph Coutts, diffusera dans les prochains jours.
Selon des informations fournies à Fides par la Commission Justice et Paix de Faisalabad, « l’enquête sur cette affaire se poursuit mais, dans le village de Samundari, où les chrétiens sont très peu nombreux, un certain nombre de témoins musulmans sont prêts à déclarer que la jeune fille s’est suicidée afin d’innocenter le véritable coupable ». La Commission Justice et Paix a mené une enquête et a découvert qu’Arif Gujjar, qui s’était épris de Mariah, la persécutait et la menaçait depuis longtemps suite au refus de ses avances.
L’Eglise locale, déclare le Père Asi, « attend la conclusion officielle de cette affaire pour évaluer ensuite le cas d’un point de vue strictement spirituel et examiner la possibilité de le signaler comme cas de martyr ». Au cours de ces dernières années, la communauté catholique au Pakistan, conclut-il, « a enregistré plusieurs cas comme celui-ci dans le cadre desquels les croyants, personnes pauvres et humbles, ont préféré mourir plutôt que d’abandonner leur foi sous la menace ». (PA) (Agence Fides 13/12/2011)
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Réadmission de la locution Jésus Christ dans les messages de texte (SMS) : l’intervention du Ministre chargé de l’Harmonie interreligieuse clôture le cas
(Agence Fides) – L’incident a été surmonté et l’affaire est officiellement classée. Ainsi que l’Agence Fides l’apprend de sources politiques au Pakistan, la locution « Jésus Christ » a été définitivement retirée de la liste des termes prohibés dans les messages de texte (SMS) qui sera distribuée officiellement aux compagnies téléphoniques (voir Fides 21 et 22/11/2011). Ainsi que cela a été indiqué à Fides, l’intervention du Ministre d’Etat chargé de l’Harmonie interreligieuse, le catholique Akram Gill, a été déterminante. Il a en effet soulevé la question en réunion de cabinet et dans le cadre d’un entretien personnel avec Mohammed Yaseen, Président de l’Autorité pakistanaise pour les Télécommunications, remarquant que « cette mesure inexplicable ne contribue pas à créer un climat d’harmonie interreligieuse au Pakistan ». Le Président Yaseen a immédiatement modifié la liste, en excluant officiellement le nom de Jésus Christ du nombre des mots dont l’utilisation est interdite.
L’Eglise au Pakistan a fait état de son soulagement, étant ainsi mise en mesure de « poursuivre l’œuvre d’évangélisation au travers des nouvelles technologies » alors que d’autres organisations de fidèles pakistanais en Europe – comme la « British Pakistani Christian Association » et l’Association des pakistanais chrétiens en Italie, qui avaient lancé une campagne de pressions – ont exprimé à Fides leur satisfaction, espérant que les institutions publiques pakistanaises « promeuvent en toutes leurs actions, la tolérance, l’harmonie et le respect des droits de tous ». (PA) (Agence Fides 23/11/2011)
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Minorités religieuses en grève de la faim pour protester contre les violences et la « paralysie du gouvernement »
Hyderabad (Agence Fides) – Les minorités hindoue et chrétienne ont organisé une grève de la faim à Hyderabad afin de protester contre les violences subies et de demander davantage de protection au gouvernement. L’initiative a été lancée après l’assassinat de quatre médecins hindous intervenus dans la petite ville de Chak, dans le nord de la province du Sindh (voir Fides 08/11/2011) : la police suit la piste des membres d’un groupe islamique local et a arrêté 13 suspects. Participent à la grève de la faim des militants de partis politiques et des membres de la société civile, de nombreux chrétiens et les membres de la Commission Justice et Paix du Diocèse d’Hyderabad. L’Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Max John Rodrigues, a déclaré à Fides : « Nous condamnons ce geste brutal. J’ai rencontré les responsables hindous : en tant que chrétiens, nous sommes aux côtés de la communauté hindoue et nous lui exprimons notre pleine solidarité. En tant que minorités religieuses, nous vivons les mêmes problèmes ». Le Père Samson Shukardin, OFM, responsable de la Commission Justice et Paix du Diocèse a confirmé à Fides : « Il n’existe pour nous ni sécurité ni salut. Les épisodes de violence se répètent pour des raisons liées au fondamentalisme ou dans le cadre de vengeances privées. Nous attendons les résultats de l’enquête et, si nous nous retrouvons devant un cas d’impunité, nous prendrons d’autres initiatives ».
Les manifestants d’Hyderabad, avec leurs banderoles et leurs pancartes, stigmatisent « la paralysie des institutions » face à la violence. « Des groupes musulmans tuent les hindous pour les terroriser et les contraindre à quitter la province » affirment-ils. Certains responsables civils hindous tels que MM. M. Parkas et Jagdes Kumar, ont lancé un appel aux plus hautes institutions de l’Etat, signalant les menaces que subissent quotidiennement les minorités hindoue et chrétienne, l’occupation abusive de terrains et immeubles et le phénomène des « épouses volées », jeunes filles chrétiennes et hindoues qui sont enlevées et converties de force à l’islam. L’un de ces épisodes, selon des sources locales de Fides, est à la base de la rétorsion et du brutal assassinat des médecins hindous. Face à de tels actes « inhumains, immoraux et illégaux », les responsables ont réaffirmé que les minorités « croient en la paix, en l’harmonie et en la prospérité du Pakistan ». (PA) (Agence Fides 10/11/2011)
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ASIE/PAKISTAN – Quatre médecins hindous assassinés dans le Sindh : minorités privées de protection
« Ce n’est pas la première fois que les membres de notre communauté ont été pris pour cible par des extrémistes. Et les forces de l’ordre tendent à soutenir les criminels impliqués dans de tels actes » a dénoncé Ramesh Kumar, Président du Conseil hindou du Pakistan, invitant le gouvernement à « fournir une protection adéquate aux minorités ». Le Conseil hindou du Pakistan a fait appel au Président Asif Zardari, qui, voici quelques jours, à l’occasion de la fête hindoue du Deewali, avait réaffirmé l’engagement à protéger les minorités et à garantir l’égalité des droits.
Le Père Mario Rodrigues, Directeur des Œuvres pontificales missionnaires au Pakistan déclare à Fides : « Il s’agit d’un nouvel épisode qui montre clairement combien la vie des minorités est plongée dans l’insécurité et privée de protection ». Le Pr. Mobeen Shahid, chercheur et historien pakistanais indique à Fides : « Les minorités religieuses au Pakistan ont toujours eu une vie difficile et subi des actes de persécution de masse. Rappelons-nous des actes éclatants de 1952 (à Moza matta), de 1962 (Anarkali, Lahore), de 1997 (à Shantinagar), de 2009 (à Gojra) outre aux très nombreux épisodes de plus faible importance. Lorsqu’un membre des minorités, le catholique A. R. Cornelius, devint Juge à la Cour Suprême, son projet de nouvelle Constitution fut rejeté parce qu’il était inacceptable qu’il ait été rédigé par un citoyen non musulman. Aujourd’hui, la discrimination est flagrante dans l’instruction et dans la société. Par ailleurs, les mesures en faveur des minorités (comme les 5% de postes réservés dans l’administration) ne sont pas appliquées ». (PA) (Agence Fides 08/11/2011)
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Un professeur chrétien (Javed Masih, nom de fantaisie NDR) d’un établissement d’enseignement secondaire a fait l’objet de fausses accusations de blasphème de la part d’un élève et d’un certain nombre de collègues musulmans par antipathie, vengeance et haine envers les chrétiens. Contraint à quitter son poste et à se cacher, il a fait recours devant le Tribunal mais, dans une sentence laconique, le juge de première instance l’a invité à « quitter le pays ». Les faits en question ont été relatés à l’Agence Fides par des sources appartenant à la communauté chrétienne au Punjab qui demandent à conserver l’anonymat pour raisons de sécurité. L’histoire – explique la source de Fides – est emblématique et donne une idée des conditions de violence et de discrimination que doivent affronter quotidiennement les minorités religieuses, portant à nouveau l’attention sur les abus de ce qu’il est convenu d’appeler « loi sur le blasphème » utilisée pour frapper les chrétiens.
Le cas de Javed Masih (nom de fantaisie NDR) s’est vérifié au cours de ces derniers jours dans une ville du Punjab que Fides préfère ne pas mentionner, vus les risques encourus par l’homme : braqué par les extrémistes, il pourrait être lynché d’un moment à l’autre et se trouve donc contraint de se cacher. Javed a 40 ans, il est marié et père de trois enfants. Sa vie est désormais bouleversée et ruinée et, ainsi que le remarquent les sources de Fides, il sera obligé de s’en reconstruire une ailleurs, le cas échéant en changeant d’identité.
Javed enseignait dans un lycée public fréquenté principalement par des élèves musulmans. L’un d’entre eux, repris plusieurs fois par Javed pour des motifs scolaires, s’est adressé à d’autres enseignants musulmans. Ils ont organisé ensemble un complot visant à discréditer et à chasser Javed. Pour ce faire, ils ont brûlé un certain nombre de pages du Coran, accusant Javed de ce geste blasphème. Depuis ce jour, Javed a été contraint à démissionner, continuant à faire l’objet d’injures et de menaces toujours plus lourdes, y compris à son domicile. Vus les risques encourus, il a déménagé avec sa famille dans une localité tenue secrète.
Toutefois, ayant confiance dans la justice pakistanaise, Javed a voulu présenter un recours devant le Tribunal de première instance afin de prouver son innocence. Des sources de Fides racontent l’issue négative du recours : « Non seulement le tribunal ne l’a pas disculpé, non seulement il n’a pas émis une ordonnance pour bloquer les actions des extrémistes mais il lui a vivement conseillé de quitter le pays. Ce qui est aberrant de la part d’un organe qui devrait représenter la Justice au Pakistan. C’est la preuve de l’impuissance du système qui est incapable de défendre les droits des minorités religieuses. C’est la preuve également de la sujétion des Cours aux groupes fondamentalistes islamiques. C’est enfin la preuve de la responsabilité de l’Etat en ce qui concerne la persécution des chrétiens innocents pour lesquels la justice demeure seulement un mirage ». (PA) (Agence Fides 15/09/2011)
« Pays des Purs » Pakistan
Le silence et la peur en Pakistan: Blasphème, une loi 295 C.
Le drapeau pakistanais, d’un vert (islamique) profond, comporte sur sa gauche une large bande blanche. Celle-ci a été pensée par les concepteurs du drapeau national pour symboliser les minorités du pays, en particulier religieuses : chrétiens, chiites, ahmadis, sikhs, bouddhistes.
Dès sa création, conséquence de la partition de l’Inde en 1947, le Pakistan s’est voulu particulièrement attentif à ce sujet. Lors d’un discours fameux, tenu le 11 août 1947 devant l’Assemblée constituante du pays, Muhammad Ali Jinnah, le « Père de la Nation », avait été sûrement clair :
« Vous pouvez appartenir à n’importe quelle religion, caste ou croyance, cela ne concerne en rien l’État… Nous partons de ce principe fondamental que nous sommes tous citoyens et citoyens égaux d’un seul et même État. »
En 2011, quelques jours après l’assassinat de Shahbaz Bhatti, ministre chargé des minorités, force est de constater que les choses sont devenues un peu plus compliquées aux « Pays des Purs ».
Chrétien (catholique romain) affirmé, Shahbaz Bhatti était devenu un personnage de premier plan dans la vie politique pakistanaise et n’avait de cesse d’affirmer sa fidélité aux grands principes posés par Jinnah.
Mais depuis 1947, le Pakistan a connu des décennies de régime militaire, dictatorial ou « semi-démocratique », marquées notamment par la montée d’un islamisme virulent avec lequel les différentes factions se disputant le pouvoir ont cru pouvoir jouer.
C’est en particulier sous le régime dictatorial de Muhammad Zia ul-Haq (1978-1988), porté à bout de bras par les puissances occidentales et surtout par les États-Unis, qu’ont été introduites des dispositions législatives censément conformes à la Charia et qui, de fait, ont largement pesé sur la situation des minorités.
Parmi ces dispositions, la Loi sur les preuves de 1984 a par exemple introduit l’inégalité du poids des témoignages selon le sexe et l’appartenance religieuse: le témoignage d’une femme ou d’un non-musulman ne valait désormais plus que la moitié du témoignage d’un musulman.
Les lois punissant le blasphème existaient quant à elles depuis la colonisation britannique mais elles concernaient toutes les religions et ne donnaient lieu qu’à des sanctions modérées (et modérément appliquées).
À partir de 1982, on a commencé à introduire des précisions sur le blasphème contre le Coran, puis, en 1986 contre le prophète Muhammad (puni de mort).
Cette loi contre le blasphème a conduit en prison aussi bien des non-musulmans que des musulmans. 500 musulmans, 340 ahmadis, 119 chrétiens et 14 hindous ont été condamnés depuis 1986. La peine de mort n’a de fait jamais été prononcée pour ce motif, mais certains extrémistes n’ont pas hésité à appliquer la « justice » eux-mêmes.
Révisée en 2004, la loi sur le blasphème a donné lieu à des surenchères et est devenue un symbole de la lutte entre islamistes et libéraux de toutes religions. Le cas d’Asia Bibi, une chrétienne condamnée à mort le 9 novembre, a cristallisé les tensions.
Et c’est dans ce contexte que des personnalités comme Salman Taseer, le gouverneur (musulman) du Pendjab, ou Shahbaz Bhatti, ont pu être assassinées. Non pas pour avoir blasphémé – ce dont ils se gardaient bien –, mais tout simplement pour avoir exprimé leur désir que cette loi soit modifiée dans la mesure où elle conduisait à des abus évidents.
S’exprimant dans le Guardian après l’assassinat de Shahbaz Bhatti, la fille de Salman Taseer a naturellement dénoncé les extrémistes responsables de la mort des deux hommes, mais surtout la faiblesse et la lâcheté des autorités :
« L’État, affirme-t-elle, a abdiqué ses responsabilités. La majorité de nos dignitaires et responsables gouvernementaux sont sans colonne vertébrale. »
Shahbaz Bhatti a été l’un des rares à exprimer publiquement son indignation après l’assassinat de Salman Taseer. En effet, blasphème, une loi intouchable au Pakistan.
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Appel d’ONG accréditées auprès des Nations unies pour le « salut et la liberté de Farah Hatim »
L’ONG invite à poursuivre pénalement les personnes responsables de l’enlèvement et réclame une enquête sérieuse sur le système judiciaire pakistanais afin de garantir l’indépendance des tribunaux. FI exprime sa profonde préoccupation face au phénomène des jeunes femmes chrétiennes enlevées et converties à l’islam qui, selon des sources locales de Fides, concernerait au moins 700 femmes par an. Les franciscains lancent également un appel contre la discrimination et la marginalisation des minorités religieuses, spécialement chrétiennes, au Pakistan. A la lumière de tout cela, ils demandent que l’Observateur spécial de l’ONU chargé de la liberté religieuse effectue une mission officielle au Pakistan.
Entre temps, des sources locales de Fides indiquent que la mère et le frère de Farah ont reçu des menaces de mort de la part de Khalid Shaheen, l’homme politique appartenant à la Ligue Musulmane-N impliqué comme médiateur (et selon certains comme organisateur) dans l’enlèvement de Farah. L’homme politique, emporté par le scandale du cas de Farah, a démissionné de son poste de président de la Ligue à Rahim Yar Khan mais aurait repris ces mêmes fonctions depuis quelques jours. Khalid Shaheen a intimé à la famille de Farah de se résigner et d’abandonner la lutte, menaçant le frère de la jeune femme de lui faire passer sa vie en prison sous le coup de fausses accusations. La famille de Farah, notent des sources de Fides, est amère et bouleversée par l’issue de la question mais ne veut pas abandonner la partie. L’Agence Fides suit de près le cas de Farah Hatim et celui, plus récent, d’Arifa Alfed, enlevée par un musulman et qui se trouve aujourd’hui en danger de mort à Quetta, après qu’elle ait réussi à s’enfuir. (voir Fides 18/08/2011). (PA) (Agence Fides 22/08/2011)
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Les chrétiens torturés au Pakistan espèrent votre aide!
L’EUROPE a une civilisation à culture chrétienne alors que au Pakistan, il s’agit d’une civilisation hindoue et islamique depuis environ 1000 ans. Les chrétiens, là bas, sont tellement minoritaires qu’ils sont marginaux et c’est peut-être pour cela qu’ils se sentent très proches les uns des autres. Ce point reflète une bonne partie des problèmes au Pakistan : problèmes religieux, raciaux, de langage, de couleur et de caste. Cependant, la foi catholique touche de plus en plus de Pakistanais mais un grand nombre d’entre eux restent très discrets, étant donné les difficultés infligées par le gouvernement islamique, le Pakistan ayant été créé pour les musulmans d’Inde.
Aujourd’hui il y a beaucoup de lois contre les Chrétiens. Par exemple dans la constitution du Pakistan il y a une loi “95 C” qui spécifie qu’une personne parlant contre l’Islam, le Coran ou Mohammed sera condamnée à un emprisonnement. Dans l’histoire du Pakistan, il y a en effet beaucoup de chrétiens qui donnèrent leur vie pour la foi catholique, qui furent persécutés à cause de leurs positions sociales. Et un musulman est prioritaire au niveau du droit, les autres n’étant que des citoyens de seconde classe. Les minorités ne peuvent donc vivre en sécurité. Beaucoup de prêtres et religieuses ont dû quitter leur état de vie en raison de la difficulté de la vie religieuse au Pakistan, à cause des problèmes culturels et des différences sociales. Les sages disent que la vie de foi sans instruction n’est rien aujourd’hui. Or les chrétiens au Pakistan reçoivent une éducation mais n’ont pas d’instruction concernant leurs droits et la formation de leur pensée. Les jeunes ont besoin aujourd’hui de bons moyens pour pouvoir construire leur vie en accord avec l’enseignement de l’église catholique dans le monde moderne. Ce dernier est rempli de violence et de terrorisme, et la culture de mort est omniprésente, particulièrement en Asie du Sud. Je pense que seul l’amour de Jésus peut guérir le monde… et vous qu’en pensez-vous ?
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Farah Hatim,
Encore une jeune catholique enlevée et contrainte au mariage et à la conversion à l’islam dans la ville de Rahim Yar Khan (sud du Penjab, Pakistan), craint aujourd’hui pour sa vie.L’Association des chrétiens pakistanais en Italie avec l’Alliance de tous minoritaires du Pakistan sont en train d’aider la famille sur place et Farah a déposé sa demande au Conseil des droits de l’homme, Franciscain International. Les autorités publiques poursuivent toujours leurs pressions pour décourager la famille de poursuivre son action en vue de sa libération.
Selon l’agence Fides,CHAQUE ANNÉE, 700 JEUNES FILLES SOUMISES À CES CONVERSIONS FORCÉES.
Des musulmans et des chrétiens sont d’accord pour dire que la loi actuelle sur le blasphème ne fonctionne pas : elle est uniquement utilisée comme instrument de persécution contre certaines personnes, comme abus de pouvoir ou comme excuse pour régler des problèmes qui n’ont rien à voir avec la religion.
« C’est pourquoi il est urgent de modifier et d’abolir ce type de loi afin que la liberté religieuse puisse être pratiquée avec sérénité par tous, a-t-il affirmé. C’est un chemin difficile parce qu’en ce moment la majorité et l’opinion publique sont particulièrement susceptibles et n’acceptent aucune modification de cette loi. Mais lentement, il faudra éduquer et marcher dans cette direction ». L’Agence Fides l’agence:2011-07-12
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« L’histoired’une Femme Catholique au Pakistan »
Enlèvement, conversion forcée en Islam et mariage imposé
Arifa Alfred est une femme, catholique, de 27 ans. Elle fait ses études à l’université de Nawwa Killi-Quetta au Pakistan. Elle est la fille de Mr. Alfred Sundar et de Mme Parveen et la sœur de Zeeshan et Adnan. Arifa a été enlevé par un homme musulman, M. Amjad en mai 2009. Amjad a été aidé par deux amis d’Arifa qui s’appellent Lubna et Rebecca. Rabecca avec Amjad ont planifié l’enlèvement d’Arifa. Elles ont mis les drogues dans la tasse de thé d’Arifa. Apres l’avoir bu, la jeune femme a perdu conscience. Alors, elle a été emportée par Amjad dans une localité de Quetta où il vivait avec sa famille. Quand Arifa est revenu à ses sens elle s’est trouvée dans la maison d’Amjad. Amjad lui a indiqué qu’elle avait été convertie en Islam et il l’avait épousé. Amjad lui a montré son certificat de mariage, fabriqué par les Mullas. Arifa a nié ceci en s’étonnant comment pourrait-il avoir fait le certificat de mariage puisqu’elle était dans un état de coma. Elle insistait qu’elle est chrétienne et elle n’avait jamais épousé Amjad. La jeune femme était enfermée dans la maison d’Amjad et sévèrement battue pendant deux ans. Arifa subissait une torture mentale et physique pendant ces années d’incarcération. Elle a essayé de se sauver de la maison d’Amjad à plusieurs reprises mais chaque fois, elle a échoué. La nuit avant le 1er août, Amjad avait battu Arifa sévèrement. Elle a reçu beaucoup de blessures internes. Le 1er août 2011, Arifa, pour la première fois pendant ces deux ans a trouvé la porte de la maison ouverte. Elle a saisi la chance et s’enfuit de la maison.
La jeune femme est allée à l’hôpital Civil de Quetta où elle a reçu le traitement. Puis elle est allée voir son frère Adnan qui était récemment retourné de l’étranger après une absence de deux ans. Seulement à son retour, la famille lui a dit au sujet de l’épreuve d’Arifa. Adnan avec sa sœur sont allées au commissariat de police où ils ont déposé une plainte contre Amjad. Jusqu’ici, la police n’a rien fait pour amener le coupable à la justice. L’inspecteur de police même a dit qu’il était très heureux qu’Arifa fût converti en Islam. Depuis, Arifa et sa famille reçoivent des menaces de mort de la part d’Amjad. Amjad insiste qu’Arifa est une musulmane et elle est son épouse, c’est pourquoi elle n’a pas droit de le quitter, sinon il va les tuer, Arifa et sa famille. La jeune femme dit « je suis chrétienne et je reste ferment dans ma foi chrétienne. J’ai prié constamment Jésus-Christ et sa mère Vierge Marie pendant ces deux années de captivité. » Arifa a réussi à rejoindre sa famille mais ils demeurent constamment sous la menace de mort de la part de Amjad et de Mullas au Pakistan.
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c’etait vraiment tres intéressant mais c’est dommage !!!
santa